30.07.2009
Retour de camps
Nous avons fait 435 km hier pour récupérer nos chéris mimis à leurs camps.
Deux heures de route jusqu'au camp de la Zoupette où nous sommes arrivés pile poile à l'heure de rendez-vous (11h) mais comme de nombreux parents venant de Bruxelles furent bloqués dans des embouteillages, le rassemblement n'eut lieu qu'à midi et demie.
Nous eumes tout le loisir de visiter les bâtiments, admirer le mât, découvrir les tanières, prendre des photos, saluer l'un et l'autre.
Ce fut un bon premier camp pour notre fille, l'une des trois expat' accueillies, et elle est la bienvenue l'année prochaine, tant mieux !
Je suis pleine d'admiration et de sympathie pour ces jeunes filles qui consacrent tant de temps, d'énergie et de voix à l'animation de ces mouvement de jeunesse dont j'ai moi-même fait partie de 6 à 18 ans.
Rien n'a vraiment changé dans l'organisation des journées et dans la thématique de celles-ci, si ce n'est la journée "crasse" (que j'aurais adorée !).
Nous n'avons pas eu le temps d'attendre la cuisson des saucisses qui pré-cuisaient déjà pendant le rassemblement, dans leur emballage, en plein soleil. Nous nous sommes rabattus sur les salades qui ne nourrissent ni son homme ni sa femme et puis hop-là, 150 km dans l'autre sens pour le prochain rassemblement fixé à 15h30.
Nous sommes arrivés les derniers et petit loup nous attendait ,un peu misérable, les bottines pas lacées, les chaussettes dépareillées, la chemise d'uniforme manquante (on a dû tellement se dépêcher, maman, tu n'as pas idée !), le pull prêté (taille 12 ans) partiellement déchiré, la frimousse sâle, le cheveu trop long et en bataille...
Quelle joie de se retrouver !
Le rassemblement chez les loup, c'est beaucoup plus sérieux et formel. Et rapide aussi !
Les tanières étaient impressionnantes (mais les bois saccagés).
Trop de guêpes autour du goûter, pas envie de s'éterniser, au revoir aux chefs et à l'année prochaine.
Dès qu'ils se sont retrouvés tous les trois, les enfants ont recommencé à parler anglais entre eux, en émaillant leur discours de nouveaux mots : " tanières, brelages, tissages, promesse, jeux de nuit...", tout ce qu'ils ont découvert pendant ces 10 jours.
Le plus jeune était ravi de retrouver son grand frère-héros.
la Zoupette était brûlante de fièvre pendant la nuit : la fatigue sort et la machine à linge tourne.
L'année prochaine, je mets la moitié de ce qui est demandé dans leurs sacs et ne cours plus acheter un savon en dernière minute, celui de Loup Rouge est rentré blanc, lisse et parfumé comme une fesse de bébé !
15:03 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note





Commentaires
Cela me rappelle le retour des 3 enfants de mon mari...mais eux ne bavardaient
pas calmement, ils se bagarraient (il est vrai que Oosduinkerke -Spa à trois sur
la banquette arrière était pénible) Maintenant ils se souvienent avec nostalgie
de "Joie et Santé". Nicole.
Écrit par : delplancq nicole | 30.07.2009
Il y avait des autoroutes à l'époque ??? Quelle expédition !
Écrit par : So | 30.07.2009
Comme c'est gai de te lire! C'est vraiment si juste. C'est la même chose partout, dans tous les endroits de camp de Belgique (ou du monde sans doute) : pré-cuisson de la viande sur 40°C déjà léchée un petit coup par le chien-sans-laisse de ces parents de louveteau indignes, mais chassé à grands cris de fureur (pas les parents mais le chien, comme l'indique l'accord...) par mon "barbecuyeur" de mari (toujours lui à la cuisson, on ne se refait pas) en plein rassemblement, tout le monde se retourne, et les guêpes itou. Le short d'uniforme est perdu. Deux chaussettes (pas la même paire) perdues, le reste a l'air complet, heureusement que j'avais TOUT marqué. Pas les chaussettes. L'indélébile y est inutile, et je ne couds plus.
Ambiance du tonnerre, des résultats pour le concours cuisine, pour l'entrée, pour le plat, pour le dessert, pour la déco, pour l'originalité, pour le déguisement, pour la (nouvellement traditionnelle) journée crado (quelle idée, moi j'aurais détesté et je ne comprends vraiment pas le but), pour les veillées, pour les sketches, pour les badges, pour le louveteau à l'honneur, pour le sizainier à l'honneur, pour le Zorro, pour le loup blanc, ... et j'en oublie des tonnes ; des bans en veux-tu, en voilà, et même plus encore (si c'est possible), mais nous les parents on est tous tout émus de savoir notre petit génie-diable-monstre si doué et si sympa. Photos, applaudissements. Démontage des tanières après re-photo de la sizaine fière (et à moitié endormie).
Au retour, Loup-Fauve (= 2ème année de louveteau) raconte tout à son frère et à sa soeur médusés et déjà d'accord de devenir loup ou lutin, puis s'endort après avoir demandé si, rentré à la maison, il pourra ...jouer à l'ordinateur!!! Horreur. Il n'a rien oublié.
Je disais, comme c'est gai de te lire, si bien obs
Du pur Bénabar...
Écrit par : tartôpom | 30.07.2009
{ si bien observé et si bien tourné ; j'ai eu envie de rire de la première à la dernière ligne. }
(morceau manquant)
Écrit par : tartôpom | 30.07.2009
ah les camps ...en revenir et essayer de recréer chez soi la même ambiance, le même système, avec ses frères et soeurs. Chaque année le sentiment de ne pas être complètement compris quand on essaye de raconter aux parents, pourtant anciens de mouvements aussi, ces dix fantastiques journées et cette camaraderie qui vous façonne , et l'envie de cacher sous son lit quelques jolis cailloux et nobles morceaux de bois qui nous feront patienter jusque l été prochain.. que de souvenirs! Oh, to be young again !
Écrit par : laurence | 31.07.2009
Non ,en 1970 il n'y avait que l'autoroute Bruxelles Ostende appelée"autoroute de la mer" le reste du trajet il fallait se contenter de:la grand'route...
Bonne fin de journée, Nicole.
Écrit par : delplancq nicole | 31.07.2009
@ Tartôpom : ta description est succulente ! J'aurais bien aimé commencer le BBQ pendant le rassemblement mais j'étais trop occupée à prendre des photos !
Ma bonne mère a cousu des nominettes sur les chaussettes comme au bon vieux temps : j'ai marqué le reste avec un marqueur pour CD, ça marche très bien aussi et rapide quand on fait les deux sacs la veille!
@ laurence : Toi aussi tu es une ancienne guidouille ? C'était gai, hein !
@ nicole : vive le train, dans ces cas-là !!!
Écrit par : So | 31.07.2009
Écrire un commentaire