22.09.2009
Contre-coup
Je m'y attendais, mais c'est toujours dur quand ça arrive.
Après une première semaine euphorique à l'école, les enfants ne veulent déjà plus y aller !
C'est normal, c'est difficile pour eux qui après tout n'ont jamais demandé à quitter l'irlande.
Je dois donc assumer notre choix et rester ferme.
Hier, la Zoupette se plaignait de maux de ventre. Je l'ai emmenée au Health Center où le pédiatre a ordonné une prise de sang.
Terrorrisée à la vue d'une seringue, elle m'a avoué avoir menti : elle n'avait pas mal au ventre mais qu'elle essayait d'éviter l'école.
"Allez viens, maman, on s'en va !"
Nous sommes restées.
Après la prise de sang (dans la salle des urgences, couchée sur la table d'examen) qui a montré que tout allait bien dans son corps (on ne voit pas les états d'âme dans les analyses, ni les peurs des petites filles), elle m'a avoué avoir encore menti, qu'elle avait mal au ventre mais qu'elle voulait éviter la prise de sang à tout prix.
Il était temps de lui sortir ma petite tirade sur l'honnêteté, qui nous simplifierait la vie (et lui éviterait des prises de sang inutiles).
Ce matin, c'est Petit-Mimi qui m'a déclaré "ne pas être en forme", avec son cheveux sur la langue et ses grands yeux contrariés.
A l'aide ! Comment on fait pour ne pas craquer ?
Une gentille maîtresse est venue lui offrir un chewing gum qui lui a rendu un demi-sourire.
A partir d'aujourd'hui, ils vont rester jusqu'à 4.15 et j'ai intérêt à ne pas me faire voir quand j'irai leur apporter leur déjeuner (feuilletés fromage et jambon), sinon ils vont s'accrocher à mes basques.
Je sais que ça va durer jusqu'à Noël.
Et dire que moi je suis si heureuse d'être en Grèce !
11:02 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





Commentaires
addenda : je viens d'aller leur porter leur déj' et une bonne dose de support psychologique. Heureusement la jeune fille qui s'occupe d'eux l'après-midi parle anglais. Ils sont courageux, mes petits soldats, je suis fière d'eux !
Écrit par : So | 22.09.2009
Courage ! Surtout à toi, c'est toi qui dois être gonflée à bloc pour qu'ils tiennent bon et qu'ils y croient...
Moi aussi je les admire. Ne le leur dis pas trop, que je les admire, ils auraient des excuses pour avoir mal au ventre.
Mais tant que toi tu vas bien, ils seront épaulés et chouchoutés.
Écrit par : tartôpom | 22.09.2009
ben tu vois, depuis que je travaille, notre petite Louisa, 21 mois, va aussi à une petite école/crèche tout près d ici...et elle pleure pleure pleure le matin quand je la quitte (un bisou, au revoir et hop). J'essaye de ne pas y penser pendant la journée et je suppose qu 'au fil du temps, cela s améliorera. Elle qui n a pas d anglais, ou quasi pas, elle est un peu dans le même bateau que vos enfants (enfin, non, pas tout à fait mais il y a qq parallèles). Je me surprend à ne pas avoir d'état d âme, après tout elle a eu du beau temps jusqu'à présent et je en fais que 3J/sem.
Nos enfants aussi ont tous dû s adapter à un nouveau pays, nouveaux copains, etc.. et avec le recul, ils en sortent gagnants, flexibles, ouverts etc.. (enfin, ils connaissaient la langue, c'est vrai).
Ah, les choix que l 'on fait.. je pense souvent aux tout premiers immigrants à qui il fallait 3 mois de bateau pour atteindre la NZ, sans email ni webcam etc..Le vrai courage !
Bonne chance quand même, "the only way is up!" comme chanterait Kylie Minogue (à moins que ce ne soit Rick Asley (?) et les eighties?)
Écrit par : laurence | 23.09.2009
Merci pour vos encouragements, les filles ! Je me dis que si je vais bien, ils iront bien aussi !!! mais parfois on ne sais plus très bien quoi surtout quand certaines personnes chères transpirent la désapprobation (même sans rien dire, je le sens). Je suis convaincue que cette expérience est enrichissante pour eux.
Tu aimes ton nouveau travail, Laurence ?
Écrit par : So | 23.09.2009
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