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29.10.2009

Classe virtuelle (et quoi encore ?)

J'ai eu ce matin une petite formation avec Hala, jeune prof d'arabe égyptienne qui vit au Caire et travaille pour Myngle, un site de cours de langues online sur lequel je me suis inscrite l'autre soir, "pour voir ce que c'était".

Charmante, Hala !

Tout a commencé sur Skype, ça, ça va, je sais comment ça marche et puis elle m'a envoyée sur le site et c'est là que j'ai commencé à m'emberlificoter les pincettes : j'avais déjà oublié mon mot de passe (un nouveau, pour changer, mauvaise idée !).

Au fur et à mesure de ses explications abondantes, j'avais de plus en plus chaud et me sentais de plus en plus mal : finalement, qu'elles s'appellent Evi ou Hala, elles sont jeunes et complètement au fait de l'informatique, moi pas.

Je suis un dinosaure qui rêve de donner des cours à des personnes assises en face de moi, est-ce trop demander ?

J'ai peut-être séduit le banquier chez qui je suis allée récupérer ma carte avalée-régurgitée-désactivée-réactivée.

Demain, je retourne chez lui pour ouvrir un compte bancaire (avec passeport, facture de téléphone et n° de taxes) à la demande d'Evi qui va me payer mon premier salaire grec.

J'ai déjà pris rendez-vous chez Adeline pour une coupe de cheveux !

 

Ils ont dit "Non"

Hier c'était la fête nationale, ici, le "Ochi Day" comme ils l'appellent, le jour où ils ont dit "Non"! A qui, aux Allemands, je crois. Quand ??? Heu, je n'ai même pas encore eu le temps d'aller me renseigner sur le Net !

Tout ce que je savais, c'est qu'il y aurait des défilés vers 11 heures.

Middel-Son m'a dit qu'on devait se faire très chic, il a donc mis sa belle chemise (encore un peu grande) et un beau jeans et son "body warmer" vu qu'il n'y avait que 21°c.

Grande-Fille a mis une robe rose fushia et un petit coeur croisé rouge (elle aime les contrastes de couleurs vives) et son K-way rouge vu qu'on a eu le mois d'octobre le plus pluvieux depuis des sciècles !

Petit-Mimi, un gros pull à tirettes et des sandales pour garder les pieds frais...

En effet, les gens étaient très chics, beaucoup en noir, j'en ai même vue une en doré !!! Il y a eu des défilés, de la musique, des couronnes de palmes, des discours, des popes, des hommes politiques, les directeurs d'école, les édilités de la commune et moi je vous ai fait le full reportage que vous trouverez à droite.

 

26.10.2009

Comme un lundi !

C'est incroyable ce qu'il peut pleuvoir, en Grèce !

Si j'avais su, ...

la nuit, le jour, ça n'arrête pas, enfin si, entre les averses.

 

Ma carte bancaire (compte belge) s'est faite avalée toute crue par le distributeur de billets, à cause d'une panne de courant (fréquentes, dans la région. A cause de la pluie, à mon avis).

OR, tout se paye en cash ici :

  • le loyer: dans la main de Madame Kiki.
  • les factures d'électricité, idem.
  • les notes de téléphone: chez OTE, à 10 minutes de marche d'ici (gai quand il ne pleut pas).
  • Lidl: en argent comptant.

J'ai contacté mon agence bancaire pour leur demander d'écrire un fax à M. Anastasios pour qu'il réactive ma carte qu'il a gardée en otage.

Pas de nouvelles !

*****

En allant porter des pizzas aux Mimis, j'ai vu qu'un de "nos" chats s'était fait écraser, devant la maison.

Des chenapans lui avaient noué une cordelette bleue autour du cou. Il y a déjà quelques semaines, il s'était emberlificotté dans les taillis et mes enfants l'avaient libéré. Depuis lors, il se promenait avec les pattes un peu écartée, comme un bébé qui porte un lange.

Au fil des jours, la ficelle s'usa, se rétrécit et il semblait s'y être tout à fait habitué.

Comme c'est un chat sauvage, nous n'avons pas pu l'attraper pour la couper.

Mais ce matin, il est arrivé avec une mine de chien, dans un état lamentable, je me suis dit qu'il couvait quelque chose...

Deux heures plus tard, il était mort-écrabouillé.

Je ne savais pas comment l'annoncer aux Mimis qui n'ont fait montre d'aucune émotion particulière !

 

 

Finalement, dans la vie, il y a des tas de jours comme celui-ci, où il ne se passe rien de spécial, et dont on ne gardera aucun souvenir.

Les grands jours sont rares, finalement :

  • le jour où l'on tombe amoureux
  • le jour où l'on gravit une montagne
  • le jour où l'on devient parent
  • le jour où l'on décroche un emploi INTERESSANT !!!
  • etc. Je vous laisse compléter la liste.

24.10.2009

Visite à Athènes : le feed-back !

Popi est arrivée à 7h05 car elle s'est arrêtée à tous les kiosques entre chez elle et chez moi pour trouver des cigarettes.

(Elle dit qu'elle va arrêter de fumer le 28 octobre, jour de la fête nationale... arrêter, peut-être, mais ne pas recommencer ??? Elle est tellement accro que j'ai du mal à la croire mais bon, on verra, je ne la connais que depuis 2 mois et ne veux pas préjuger de sa volonté !)

Comme j'étais moi-même un peu en retard, je suis partie après avoir avalé un toast sec et bu une tasse de café. Il faisait encore noir et j'ai eu du mal à sortir ma voiture vu que l'essuie-glace arrière est en pièce détachée dans mon coffre et qu'un battant de la grille ne s'ouvre pas complètement (c'est normal, en Grèce).

Deux heures et demie de route jusqu'à Athènes, puis un taxi jusqu'à la rue Akademia. Très sympa, le chauffeur, qui en a ras-le-bol de faire le taxi dans une ville polluée et congestionnée (je le comprends) où il ne gagne rien (15 € pour une course de 45'). Il m'a parlé des ses trois enfants, de sa maison de campagne où ils passent les 3 mois de vacances d'été et où il prendra sa retraite ... dans 20 ans !

Les bureaux de la prestigieuse socité pour laquelle je travaille sont minables! Pauvre Evi, quelle horreur de travailler là !

Je l'ai reconnue tout de suite, à sa voix rauque de fumeuse (et accessoirement, parce qu'elle était la seule dans le bureau).

Elle correspond tout à fait à l'idée que je m'en faisais : jeune, longs cheveux teints ton sur ton brun foncé un peu filasses à force d'être lissées chaque matin, maquillage tragique (fond de teint couvrant, fard à joue trop rouge, yeux fardés d'une ombre à paupières irisée blanche et soulignés de khôl noir, très mince (T. 32-34), chemisier blanc impeccable, large ceinture élastique noire  de 20 cm lui enserrant la taille fine, pantalon noir moulant, chaussures noires vernies à hauts talons (8 cm).

Nous avons été polies et fait semblant d'être ravies de nous rencontrer mais j'ai eu l' immédiate confirmation qu'entre elle et moi, ça ne marchera jamais !

Nous nous sommes mises à la tâche avec la meilleure volonté du monde, je lui ai posé toutes mes questions, fait part de certaines remarques qu'elle a écoutées avec un ennui bien dissimulé. Elle a fumé quelques cigarettes loin de moi, m'a présentée à quelques collègues, on a bu un café et moi je n'arrêtais pas de me demander à quelle heure je pourrais m'enfuir de cette cage. Je lui ai demandé si elle savait si Evangelos, le big boss, allait à la campagne ce WE parce qu'alors, je pourrais profiter de sa voiture... Elle m'a répondu qu'il était en réunion et ne pouvait être dérangé.

Et puis IL est arrivé, parlant fort dans son téléphone, mal rasé, le cheveux long et un rien gras, vêtu d'une chemise et d'un pantalon foncés et frippés.

Elle s'est précipitée sur le réchaud pour lui "cuire" son mini café qu'elle a immédiatement porté dans son bureau d'où il continuait à crier.

Je lui ai demandé s'il pourrait me reconduire le soir autrement je devrais repartir dans trente minutes et nous n'étions encore nulle part, Evi et moi. Il a acquiescé.

Bref, l'après-midi a succédé à la matinée, sans transition. Taille zéro m'a gentiment offert 3 minis feuilletés en guise de déjeuner (c'est trop, c'est trop) et elle a continué à m'expliquer comment je devais utiliser le programme de gestion des biens immobiliers en cliquant à gauche et à droite à toute vitesse et en disant que c'était très facile et très simple et que j'allais comprendre et m'habituer (tu rêves, ma fille ?).

 A un moment, elle m'a dit de parler moins fort parce que "dieu" dormait dans son bureau.

 

STOOOOOP !!!

A quatre heures, j'ai crié grâce : mon système à moi était complètement saturé.

Un peu vexée - mais soulagée aussi - elle s'est retirée dans son bureau exigu d'où elle a passé des coups de fils privés, pendant que moi je lisais mes emails personnels et nous nous lancions des regards ennuyés à travers la vitre qui nous séparait, ne sachant plus très bien quoi faire l'une de l'autre...

Finalement , vers cinq heures, Evangelos m'a dit qu'il partait : the best news of the day!

Je savais qu'il roulait comme un fou et je peux le confirmer : 160 km/h sur la bande d'arrêt d'urgence, se faufiler entre deux voitures qui roulent sur leur bande de circulation, dépasser en montée et dans les tournants tout véhicule le précédant, en poussant sa Cadillac automatique à 6000 tours. I am a survivor.

Il ne parle que peu l'anglais et je connais 10 mots de grec, mais cela ne nous a pas empêchés de parler non-stop, et là enfin, j'ai eu l'occasion de dire tout ce que je pensais de son site, des traductions et du salaire de misère qu'il offrait pour ce boulot frustrant.

Il a pris mon n° de portable et m'a dit de lui envoyer des emails, en anglais, qu'il lirait avec le traducteur automatique de Google (juste après lui avoir dit que ces traducteurs électroniques ne valaient rien).

Ça, il va en recevoir, je vais le submerger, le noyer, l'étouffer de mails de critiques, de remarques, de suggestions... et je vais chercher activement des étudiants car franchement,

je ne suis pas une business woman !

22.10.2009

Visite à Athènes

Demain, je vais à Athènes, avec Papaous & Yiayia et leurs neveux-cousins qui sont arrivés hier soir avec 40kg de bagages pour nous, en provenance de la fameuse palette de choses tout à fait indispensables à prendre en Grèce, toujours en stand by dans le garage de mes parents.

Il doit bien rester encore la moitié (si vous venez dans le coin, vous savez ce qui vous pend au nez !!!).

RV à 7h du matin dans le parking du Lidl pour profiter de ce co-voiturage matinal.

Popi va venir ici à 7h pour s'occuper de mes enfants pendant 1heure, c'est pas une vraie copine, ça ? J'ai parfois l'impression que je la connais depuis toujours. Elle, c'est une grecque sympa !

Je vais donc à Athènes pour rencontrer Evi, ma boss, et lui dire en face ce que je pense du site que je dois traduire et lui poser des tas de questions (bien notées dans mon carnet à spirale avec du fluo jaune, orange et vert, selon mon degré de frustration).

C'est pour ça que ce soir, il n'y a pas de note !

Je voulais juste ajouter que j'ai remonté le moral - sans le savoir, c'est elle qui me l'a dit - d'une de mes amies chères qui a la vie dure à Bruxelles : on lui reproche d'être une femme au foyer ! alors que c'est une amie en or qui se dépense sans compter pour ceux qui vont mal, sont dans le fond de la piscine ou implosent en secret.

En plus, elle se démène pour l'école de ses enfants.

Elle soulève des montagnes avec une discrétion de petite souris...

J'ai vraiment de bonnes amies, je suis fière d'elles.

 

 

 

21.10.2009

Vous êtes divorcés ?

- Maman, Papa et toi, vous êtes divorcés ?

Non, ma chérie, parce que quand les parents sont divorcés, ils prennent les enfants chez eux à tour de rôle, ou pour le WE, ou pour les vacances, tandis que là, ça fait 8 semaines que je vous ai à moi toute seule !

- Non, ma chérie, nous ne sommes pas divorcés, simplement, pour le moment, nous ne vivons pas tous ensemble parce que ton papa est retenu en Irlande. Nous avons décidé de venir passer un an ici en Grèce, près de chez Papous et Yiayia pour être près d'eux, mieux les connaître, être au soleil (et loin du stress d'un projet en équilibre entre faillite et succès qui ronge les nerfs de ta pôvre mère).

Pas évident de vivre séparés, avec deux heures de décallage horaire entre nous !

Quand je l'appelle trop tôt le matin, je le réveille ; quand il veut me parler le soir, je tombe de sommeil !

Nous n'avons jamais été séparés si longtemps et ça commence à devenir long. Tant mieux, me direz-vous, c'est bon signe.

Oui, c'est bon signe et en même temps, on s'habitue à tout et je ne voudrais pas trop m'habituer à être une mère célibataire.

Devrais-je rentrer en Irlande ?

Les enfants ne demanderaient pas mieux,

mais ma belle-mère serait déserpérée.

Je préfère les Irlandais aux Grecs

mais le soleil grec à la pluie irlandaise !

Quant à revenir en Belgique, ça me fiche la trouille, mais ma famille et mes amis de coeur y sont.

Les enfants dorment à tour de rôle dans mon (trop grand) lit,

Françoise Dolto n'approuverait pas

mais à la guerre, comme à la guerre.

Bien le bonsoir, il est déjà 21.04 ici, je vais lire... Mmmm, le meilleur moment de la journée.

20.10.2009

Vive les femmes au foyer !

Je le crie haut et fort !

J'ai lu sur la libre du WE qu'un journal anglais (the Observer) avait fait une étude qui prouve que le travail des mères n'a aucune incidence sur le développement des enfants.

(Il suffit de voir comment sont élevés la plupart des enfants anglais pour comprendre).

Des femmes au foyer, il en faut, elles sont utiles à la société, à leur façon,

comme les philosophes pensent pour ceux qui n'ont plus le temps - ou ne savent plus - penser,

les religieux prient pour ceux qui n'ont plus le temps (ou ne savent plus) prier...

Les mères au foyer ont du temps pour les autres, pas seulement leurs enfants et leur conjoint mais aussi leurs voisins, leur famille...

Elles ont le temps de raconter des histoires, aider à faire les devoirs, parler avec leurs enfants.

Elles sont là pour accueillir leur mari fourbu qui rentre épuisé le soir.

Les mères au foyer sont moins stressées, elles ont le temps de cuisiner, de jardiner, de coudre, de peindre, de dessiner, de jouer de la musique, de chanter, de lire, de faire du yoga ...

Toutes les femmes ne sont pas des business-women.

Toutes les femmes ne sont pas des battantes.

Travailler à l'extérieur coûte cher : il faut des vêtements "présentables", il faut faires des kilomètres, il faut payer une crèche ou une nounou ou une fille au pair si on a des enfants en bas-âge, voire une femme de ménage, des repas tout préparés, des vacances pour se relaxer ...

En Irlande, c'était bien vu d'être mère au foyer.

En Grèce, je ne sais pas encore ...

En Belgique, non !

Et en cas de divorce, grâce à cause des nouvelles lois basées sur la parité entre l'homme et la femme, la femme au foyer se retrouve sans rien.

Ils me font rire jaune avec leur parité, leur égalité et tutti quanti :

les hommes et les femmes n'ont pas le même cerveau,

ni le même corps,

ni les mêmes hormones,

au cas où ils ne l'auraient pas remarqué, les politiciens !

Que les femmes qui veulent travailler travaillent,

mais que celles qui veulent élever elles-même leurs enfants ne soient pas traitées de niaises-naïves-paresseuses.

A mon avis, ce n'est pas un luxe, c'est un sacrifice, consenti avec amour, pour le bien de la famille.

Je l'ai fait pendant 10 ans, j'ai connu des frustrations, je me suis sentie coincée mais je ne le regrette pas une minute.

Le débat est ouvert, votre point de vue m'intéresse, surtout celui des hommes, mais je ne crois pas que beaucoup d'hommes me lisent, à part Gérard !

 

 

19.10.2009

On ne badine pas avec la mort

Les Grecs sont des gens sérieux.

Certains, du moins.

C'est dans leur culture, la tragédie, et ils la cultivent bien.

Des "gens" sont venus voir mon beau-père dimanche.

J'écris "des gens" parce que je ne connais pas la nature des sentiments que leur porte Papous,

mais ce qui est clair, c'est qu'eux l'adorent.

Ils sont venus lui apporter un défibrillateur, pour la prochaine crise cardiaque.

Ils sont arrivés avec de longues figures consternées et je les ai accueillis avec le sourire.

Faute de goût de ma part.

Ils ont commencé à expliquer le mode d'emploi de la machine à l'aide d'une grande pancarte plastifiée couverte de photos explicatives.

On voit un monsieur qui fait une crise cardiaque et sa femme (ou sa maîtresse, ou sa secrétaire, ou sa soeur) lui applique les électrodes et puis lui envoie des paquets de volts et sur la dernière photo, ils boivent du champagne.

J'ai demandé si les flûtes et le champagne étaient inclus dans le kit.

Ils sont partis dégoûtés.

La mort est une affaire sérieuse, en Grèce.

18.10.2009

8 semaines

Ça fait huit semaines que nous nous sommes installés dans notre appart' grec.

Je vous avais promis des photos qui ne sont jamais venues.

Je pensais que cette année, j'aurais le loisir d'en prendre beaucoup, de me promener, d'écrire un livre...

Que nenni ! Je travaille, presque comme une vraie business woman.

Nous sommes habitués à notre nouvelle vie.

Je nous ai offert une machine à laver (rien de tel que de laver son linge sâle à sa mode, n'est-ce pas ?),

le linge a séché sur le balcon, il a fait 25° aujourd'hui, heureusement.

Le plus dur, c'est d'être loin de mon mari qui travaille toujours en Irlande.

Nous allons essayer de passer Noël ensemble, quand même... (encore 8 semaines au moins).

Je pense aux femmes de marins au long court ou aux femmes de soldats. Au moins, le mien ne risque pas de se faire tuer, c'est déjà ça !

Nous allons recevoir mercredi encore 40kg de bagages, via un cousin de ma belle-mère qui vient passer des vacances ici.

Ma pauvre mère a dû faire et défaire des valises et prendre le plus important : les bêtes en peluches, les K-way, les vêtements d'hiver des enfants, la grande boîte de Lego, ...

On s'en passe, mais c'est gai de retrouver ses petites affaires.

Je me décompose de fatigue, cette note ne ressemble à rien,

je la retravaillerai demain.

Il y a tant à raconter, tant à écrire et PAS LE TEMPS, PAS LE TEMPS !

C'est frustrant.

16.10.2009

Affaire de coeur

Mon beau-père nous a fait un petit malaise cardiaque, hier matin.

Je dis "nous" car il ne se souvient de rien, lui !

Je n'entrerai pas dans les détails, je ne sais toujours pas exactement comment ça c'est passé.

Ma belle-mère, désemparée, a téléphoné au cardiologue

qui ne savait pas exactement où ils habitaient

(au milieu de nulle part, ils n'ont pas d'adresse !)

Il est arrivé 10 minutes plus tard avec son matériel de réssucitation.

Il l'a récupéré de justesse, il était déjà presque passé de l'autre côté (parraît-il)

Il a été emmené à la clinique à côté de chez nous,

d'où ma belle-mère m'a téléphoné.

Quand je suis arrivée, il y avait foule dans le hall:

Marina et Yanis (frère et soeur qui habitent en face de la clinique)

Tassos, un de mes collègues,

Giorgos, le constructeur qui travaille sur le chantier d'à côté (qui a orienté de cardiologue)

Ladi, un Indien qui m'a expliqué comment il était arrivé illégalement ici il y a 7 ans, le jardinier-homme à tout faire/de confiance de mon boss.

Tous avec des mines d'enterrement.

J'ai été amenée au chevet de Papous, dans une petite pièce déjà bourrée d'infirmières et médecin-ambulancier à cheveux longs.

Peu après, ils l'ont remis dans l'ambulance en direction de l'hôpital de Napflio, à 2h de route.

Yanis a suivi en voiture et a donné rendez-vous à son cousin sur place.

Il m'a été donné de comprendre que Papous et Yiayia sont vraiment aimés ici.

Plus de peur que de mal, ils sont rentrés ce soir.

Il parraît que l'hôpital de Napflio est dé-goû-tant !

Vaut mieux ne pas y rester trop longtemps.

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